News - 02.04.2020

Une autre urgence en Tunisie : Le casse-tête de la garde alternée des enfants de parents séparés

Une autre urgence en Tunisie : Le casse-tête de la garde alternée des enfants de parents séparés :

Comme si le stress suscité par le Covid-19 et l’anxiété du confinement ne suffisaient pas ! Les litiges familiaux de parents séparés à propos de la garde alternée des enfants, s’y ajoute, faisant monter la tension. Comment faire respecter et assumer dans l’intérêt de l’enfant, le droit à la garde, à la visite, aux vacances, avec tant de risques de contamination et d’obligation de distanciation sociale ? Véritable casse-tête qui prend plus d’ampleur, lorsque les parents ne vivent pas dans la même ville, ce qui oblige à de longs trajet parfois juste pour un jour ou un weekend, et quand leurs conditions de séjour et de prise en charge, ainsi que les moyens financiers n’offrent pas les garanties exigées par l’autre ?

Qu’en est-il aussi en cas de violence conjugale ou sur l’enfant et s’il s’agit de la contamination de l’un des parents ? Maintenant que les tribunaux ne peuvent être saisie que de grandes urgences, de nombreux parents ne savent plus quoi faire.

Une initiative de médiation à étudier

Les deux nouvelles ministres de la Justice, Thouraya Jeribi et de la Femme, de la Famille et des Séniors, Asma Sehiri, ainsi que le bâtonnier des Avocats, Me Brahim Bouderbala doivent s’y pencher de suite. Ils peuvent s’inspirer de certaines expériences récemment initiées dans d’autres pays comme la France. Déployant des modes alternatifs de résolutions des différents, elle a mis en place, avec le concours des barreaux, de nouveaux dispositifs innovants. C’est ainsi que le barreau de Paris, a constitué « un groupe d'avocats médiateurs chargés de débloquer rapidement ces situations conflictuelles. »

Le principe repose sur une plateforme électronique ouvertes aux parents afin d’y exposer leurs litiges. Sous 24 à 48 heures, un avocat est désigné et doit entrer en contact, individuellement, avec chacun des parents, et/ou leurs avocats, par visio-conférence, puis en plénière, pour rétablir le dialogue et aboutir à un accord. Cette médiation n’est pas gratuite : des honoraires de 100 euros (HT) sont à la charge de chacun des deux parents. C’est ce qu’explique Me Anne-Laure Casado, avocate membre du conseil de l'ordre en charge des affaires familiales, dans une interview sur BFM TV. Mais, dans le cas de la Tunisie, nous pouvons imaginer une prise en charge au même titre pour ce qui est des avocats commis d’office dans d’autres affaires. A méditer.
 

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