Opinions - 20.09.2019

Mokhtar el Khlifi: Notre Tunisie en péril

Je suis démocrate et j’accepte les résultats d’une élection pourvu qu’elle soit transparente. Est-ce le cas?

Les résultats ont donné monsieur Kais Saïed gagnant avec une partie relativement réduite des électeurs Le taux de participation n’a été que de 49%.Les deux  tiers des tunisiens n’ont pas voté. Ce n’est donc pas la volonté de tout un peuple.

Le second fait négatif est que monsieur Kais Saïed refuse la confrontation avec les médias locaux qui posent les vraies questions.

Son score tient en partie au fait que son concurrent a été privé par la justice de parole pour des raisons qui restent à éclaircir et qui ont emmené le Président à sensibiliser la justice sur l’inégalité des chances qui risque de faire échouer ces élections.

Face au second tour et aux législatives bien des électeurs ne savent pas sur quel pied danser.

Cette hésitation de l’électeur tient au fait qu’il a de fortes présomptions que le candidat n’est qu’une façade pour des forces qui veulent s’emparer du Pouvoir pour faire leur «révolution» à eux. Elles ont su y entrainer à travers le digital une jeunesse déboussolée et qui n’a tenu qu’aux apparences. 

Il est vrai que de l’avis de certains, M. Kais Saïed  est un homme honnête qui a les mains propres.

 Iyadh B Achour et Monsieur Horchani ont ainsi soutenu sur Leaders la personne ce qui a encouragé plus d’un à se déclarer prêt à la soutenir au second tour.

Mais l’avis du professeur Iyadh sur son étudiant est-il suffisant ? L’étudiant a-t-il tout déclaré au professeur?

Mais ce qui m’inquiète le plus c'est que certains n’ont pas lu ou voulu lire, ce que certains chercheurs ont écrit sur les forces actives sur le digital qui l’ont poussé à briguer ce poste et l’ont soutenu dans sa campagne entamée en sourdine, en apparence à peu de frais, depuis bien longtemps.

Cela vous donne froid au  dos.

Le plus inquiétant est que  notre candidat ne s’est pas publiquement désolidarisé de ces personnes.Une présomption irréfragable pèse  sur ces soutiens qui veulent s’emparer du Pouvoir, faire leur propre «révolution» et de la Tunisie un terrain d’expérimentation à leur théories creuses qui vont nous couter une perte de temps et d’argent et faire de nous un terrain propice pour l’expansion du terrorisme qui ne manquera pas de s’étendre à l’Algérie voisine. Ce qui a échoué en Syrie se répètera-t-il en Tunisie?

Il nous appartient à tous,et surtout à l’Etat,  qui s’appuiera sur les études de certains chercheurs et sur les services de renseignements de tirer les vers du nez de ce candidat et de juger de sa bonne foi.

S’il s’avère qu’il s’est trompé et qu’il a été mené en bateau comme on dit, il se doit de se retirer de la course à la présidentielle et aux législatives.

J’estime que l’urgence est de contrer cette lame de fond qui va déstabiliser le pays.

A bon entendeur salut

Mokhtar el khlifi
 

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3 Commentaires
Les Commentaires
Mohamed - 20-09-2019 16:25

Des documents ou liens sur " ce que certains chercheurs ont écrit sur les forces actives sur le digital qui l’ont poussé à briguer ce poste et l’ont soutenu dans sa campagne entamée en sourdine, en apparence à peu de frais, depuis bien longtemps." ???

hassen zenati - 21-09-2019 10:38

M. Khelifi a fait ses choix. Il veut voter pour un prévenu placé en détention provisoire qui, quoique ayant droit à la présomption d'innocence, n'en reste pas moins accusé de fraude fiscale, blanchiment d'argent violation du cahier de charge sa chaîne de télévision Nessma, et d'utilisation de cette télévision à des fins personnelles, tout comme l'avait fait en son temps son mentor Berlusconi en Italie pour écraser ses concurrents. Il est en outre sommé par plusieurs municipalités de solder des créances qu'elles détiennent sur lui depuis des années pour l'utilisation de panneaux publicitaires mis à sa disposition. Contrairement à la légende qu'il propage par sa télévision -- on n'est jamais mieux servi que par soi-même -- Nabil Karoui n'est pas le Robin des bois qui prend aux riches pour distribuer aux pauvres, mais un contribuable défaillant qui puise dans le Trésor public pour servir SA cause, et attend de SA charité un retour sur investissement qu'il fera prévaloir tôt ou tard. Il est à craindre qu'installé à Carthage, il ne fasse de ces pratiques condamnables une nouvelle jurisprudence en faveur de tous les privilégiés du pays. Dans un pays démocratique, il n'aurait jamais dû être autorisé à concourir pour la magistrature suprême. En effet, s'il était élu à la présidence de la République, son cas serait encore plus grave que Berlusconi. Ce dernier, Premier ministre, avait au dessus de lui un Chef de l'état garant de la constitution, et l'Italie dispose de contre-pouvoirs solides, qui ont fini à la longue par déloger l'intrus du gouvernement. S'il veut bien tenir compte de l'éthique républicaine, M. Khelifi doit reconnaître qu'il se trompe de candidat. La démocratie tunisienne jeune et fragile a un urgent besoin de morale pour se raffermir, se consolider, s'épanouir et perdurer. Le succès au premier tour de Kaës Saëd est le résultat de la dispersion des candidatures dites modernistes frappées par la maladie infantile de toute démocratie naissante : les égos surdimensionnées des acteurs qui prétendent la servir -- mais qui en réalité veulent s'en servir. KS semble avoir le profil pour accomplir cette mission de moralisation de la vie publique que réclament de tous leurs voeux les Tunisiens. Au lieu de le diaboliser, il serait plus judicieux, s'il est élu, de constituer autour de lui une "ceinture démocratique" -- selon l'expression courante en usage à Tunis -- constituée d'élus et de représentants de la société civile qui, en plus des contrepouvoirs prévus par la Constitution, lui permettra d'aller au meilleur de son projet, comme par exemple une décentralisation raisonnable des pouvoirs qui redonnerait un rôle premier dans leurs communes aux maires étouffés depuis toujours par la contrainte financière imposée par l'Etat. La réhabilitation de la langue arabe dans l'enseignement primaire et secondaire permettrait par ailleurs de raffermir l'identité tunisienne en lui évitant le piège d'une mondialisation qui ne s'exprime plus qu'en créole (une novlangue hybride franco-arabe), qui a déjà colonisé les média et la publicité et s'étend chaque jour davantage à l'environnement national. La préservation des secteurs stratégiques de l'économie font partie de ce paquet. S'il est vraiment porteur des valeurs dont il se réclame, il faut souhaiter bon vent à KS, au lieu de lui chercher injustement des poux dans la tête.

hassen zenati - 23-09-2019 17:41

C’était sans doute de la naïveté politique de ma part, mais je pensais que le bref commentaire que je vous avais adressé en fin de semaine sur la contribution très partisane de M. Khlifi avait été laissé en souffrance par omission, et que cet oubli ne manquerait pas d’être réparé à la suite de mon rappel de lundi matin. Eh bien, je me suis trompé. En réalité mon commentaire a été censuré tout simplement. Il a subi les ciseaux d’une sorte de « politiquement correct » qui veut que votre publication soit au service d’un candidat coopté. J’ai compris que vous vous employez méthodiquement à tisser cette « ceinture politique » qui permettra de sécuriser la candidature de Nabil Karoui, au delà de toute éthique républicaine. C’est votre droit, car vous êtes maîtres bord. Mais ce droit doit s’accompagner d’un devoir démocratique impérieux : ne pas rejeter systématiquement le point de vue adverse, lorsqu’il est formulé sans atteinte d’aucune sorte aux personnes ni aux lois sur la liberté d’expression. Permettez-moi de vous dire que je suis fort déçu : j’avais une bien plus haute idée de M. H’baëb et de ses engagements démocratiques.

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