News - 07.09.2022

Ons Jabeur la guerrière, une chance pour la Tunisie et un bel exemple pour nos jeunes

Par Ridha Bergaoui - Mardi 6 septembre, Ons Jabeur, a battu magistralement l’Australienne Ajla Tomljanonic celle qui a éliminé le 3 septembre dernier l’Américaine Serena Williams, considérée la plus grande joueuse de tennis de tous les temps. Ons Jabeurse qualifie ainsi pour la demi-finale en Grand Chelem de l’US Open prévue la soirée du jeudi à vendredi contre la Française Caroline Garcia. Pour y parvenir elle a dû affronter successivement trois Américaines, une Russe et une Australienne. Elle devient ainsi la première Africaine et arabe à atteindre ce stade de la compétition.

Depuis déjà quelque temps, Ons vient de s’illustrer dans ce monde restreint et particulier du tennis. Elle jouer désormais dans la cour des grands et se mesure, sans complexes, avec des joueurs illustres de pays beaucoup plus avancés et beaucoup plus nantis que la Tunisie.

La pandémie Covid-19, les crises politiques et économiques, la guerre en Ukraine et ses conséquences désastreuses sur le pouvoir d’achat ont créé chez nos concitoyens un état de fatigue et de déprime. Ons Jabeur, dénommée «l’ambassadrice du bonheur» ou mieux «Ministre du Bonheur», vient de nous redonner de l’espoir et nous injecter une bonne dose d’optimisme, de fierté et de patriotisme.

Applaudie en 2011, la Tunisie a été citée en exemple pour son soulèvement pacifique contre la dictature. Malheureusement, sa réputation a été à de nombreuses occasions salie et malmenée. Elle a été montrée du doigt comme le pourvoyeur principal du terrorisme international, de la violence et du fanatisme. Un épisode noir de notre histoire qui se prolonge jusqu’à nos jours avec le procès des responsables de l’attentat terroriste du 14 juillet 2016 au camion-bélier conduit par un Tunisien et qui a fait 86 morts et 458 blessés.

Avec ses victoires successives, Ons Jabeur donne une autre image de la Tunisie, un pays moderne et tolérant attaché au travail, à la victoire et la joie de vivre.

Voir ONS Jabeur jouer, avec son style particulier, même si on ne connait rien au tennis, c’est que du pur bonheur. La voir courir, frapper en l’air le ballon avec toute son énergie et marquer des points, entendre le commentateur du match et les applaudissements du public me flatte, me fait du bien et me rend encore plus fier d’être Tunisien.

En regardant Ons jouer, on se rend compte que la victoire ne vient pas toute seule. C’est le résultat d’un long et dur travail, de beaucoup d’efforts et de sacrifices. Des matches qui durent parfois des heures d’effort physique, de concentration, de réflexes et d’automatismes. C’est une leçon pour tous nos jeunes, ceux qui veulent réussir.

Réussir a un prix à payer : du travail, du travail, du travail et de la discipline. Les moyens matériels aident certainement, le plus important c’est la motivation, la volonté et le sacrifice.

Dans toutes les écoles et les lycées, il serait intéressant de réserver quelques minutes, après le salut au drapeau, pour parler aux jeunes de Ons Jabeur, la combattante, la guerrière qui défend courageusement et sans complexe les couleurs de la Tunisie. La citer en exemple pour leur montrer qu’on peut réussir et qu’on peut aller loin. Tant qu’on est jeune, tout est permis et tout est possible. Il suffit de rêver et croire en ses rêves pour pouvoir les concrétiser.

Ons est notre fierté, la preuve que la Tunisie, malgré tout ce qu’on peut reprocher à son système éducatif et sportif, est capable de produire le meilleur.

Ons Jabeur est déjà entrée dans la mémoire collective, dans les annales du sport tunisien comme plusieurs de nos sportifs de haut niveau. La liste est longue, je me contente de citer l’exceptionnel Mohamed Gammoudi, champion olympique des 5 000 mètres en 1968, une véritable légende qui a marqué toute une génération d’après l’indépendance.

Ons Jabeur impressionne et est capable de remporter le tournoi du grand chlem. Tu as gagné les cœurs de tous les Tunisiens, de tous les arabes et Africains, les millions de tes fans qui adorent ton jeu élégant, ta souplesse, et ton intelligence. Ils adorent ta rage de vaincre, ton obstination et ton courage.

La réussite de Ons est en réalité celle de toute son équipe et en particulier son entraineur et son préparateur physique et en même temps son mari à qui on doit hommage et respect.

Tunisiens, levez la tête haute et avancez, plutôt courez vite avant qu’il ne soit trop tard. Battez vous et faites comme Ons. Il suffit de se remettre au travail, de faire preuve de tolérance, d’avoir le sens du partage et l’esprit d’équipe. Rien n’est impossible, «we can do it».

Bonne chance ONS.

Ridha Bergaoui
 

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3 Commentaires
Les Commentaires
Ben Abdelghani Mohamed - 08-09-2022 09:57

Bonjour Leadrers Abonné à votre prestigieux magasine , j'attends encore le numéro 136 de septembre Un petit retard de la part de Leaders ou est-ce une erreur de distribution ? Merci de m'éclairer

Tunisien - 08-09-2022 15:19

“ …un bel exemple pour nos jeunes” pour cela il faut commencer dès l’école primaire. Apprendre à nos jeunes à être perfectionnistes; pour cela il faut que leur entourage donne l’exemple. Cela implique aussi bien leurs enseignants que leurs parents Un aboutissement pareil implique plusieurs structures de l’Etat et exige une évaluation scientifique et objective du rôle de chacun. C’est pénible à faire mais c’est un investissement très profitable à moyen terme. Les nombreux tunisiens qui ont suivi cette voie nous prouvent que chacun, dans son domaine peut atteindre l’excellence. Oui, nous avons des doyens et des chefs de départements dans plusieurs universités américaines et même au Japon, pays extrêmement exigeant par excellence et ce, sans parler des nombreux experts dans les organismes internationaux. Rappelons-nous que rien de cela ne peut être réalisé si : - on s’habitue à accepter la médiocrité - on n’inculque pas aux enfants l’amour de la culture et de la lecture.

Naïma remadi - 09-09-2022 06:44

Ainsi la Tunisie qui a vu passer un nuage noir au dessus de son ciel pour 10 années témoigne aussi de la fermeture abusive du Centre Tunisien De Culture et Information fondé en 2017 à New York par Naïma Remadi sa directrice et fermé le 28 Février 2011. Leaders en 2010 à écrit un Article sur ce Centre et même plus qu’un article. J’espère que vous ne supportez pas ceux qui sont debout seulement …

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