News - 13.08.2020

Quand Facebook nie avec constance les droits des Palestiniens

Par Mohamed Larbi Bouguerra

Peut-on faire confiance à Facebook ?

Jugez-en par vous-même.

Le 23 juin dernier, la police israélienne a froidement exécuté Ahmed Erekat, un jeune homme de 27 ans habitant à Abou Dis dans la banlieue de Jérusalem. Il allait chercher en voiture sa sœur qui se trouvait dans un salon de beauté et dont le mariage devait être célébré ce soir-là.

Noura Erekat, sa cousine, une célèbre avocate des droits humains des Palestiniens et professeur de droit américano-palestinienne annonça la tragédie et déplora sobrement la mort de ce parent sur Facebook. L’entreprise de Zuckerberg effaça rondement ce post prétendant qu’il « violait les standards de la communauté. »

Comment qualifier cette attitude ridicule et cette méprisable prise de position en faveur d’Israël, Etat d’apartheid ?

La courageuse ONG américaine Jewish Voice for Peace (Voix Juive pour la paix JVP) apprend que Sada al Balad, une organisation palestinienne de Cisjordanie occupée,  a relevé plus de 400 cas de censure exercée par Facebook contre les Palestiniens - rien que pour cette année 2020.

Facebook a une longue tradition dans l’étouffement des voix palestiniennes auxquelles il impose un silence étouffant alors que fleurit sur ce média, sans le moindre encombre, le discours de haine anti-palestinien. JVP affirme que les activistes doivent pratiquement prier Zuckerberg pour qu’il consente à supprimer les publications (posts) des suprémacistes blancs alors que l’on continue de sévir contre les nouvelles et les prises de position palestiniennes.

Le loup est dans la bergerie

Comme si cela ne suffisait pas et pour mieux armer le secteur de la censure contre la Palestine, Facebook vient de recruter un élément de choix dans son conseil de surveillance (Facebook et Instagram) : Emi Palmor, une Israélienne de 55 ans, ancienne directrice générale au ministère de « la justice » d’Israël de 2014 à 2019, à l’époque où l’ignoble Ayelet Shaked dirigeait ce ministère. Cette dernière affirme publiquement jouir quand son pilote de mari bombarde les civils désarmés de Gaza.

Emi Palmor, affirme JVP, a toujours fait de la censure des Palestiniens une priorité. Elle a établi au sein du ministère de « la justice » israélien « The Israeli Cyber Unit ». Cet organe cible le discours palestinien et contraint les websites à éliminer des dizaines de milliers de textes à contenu palestinien.

Il est à craindre que Palmor ne rende plus forte la censure anti-palestinienne. Et ce, alors que l’opinion publique commence à évoluer parce que les Palestiniens exposent de plus en plus la réalité de l’apartheid, les crimes des sionistes, de l’armée israélienne ainsi que l’occupation illégale de la Cisjordanie et alors que le mouvement BDS devient de plus en plus populaire. Ainsi, Flavio Insinna, un présentateur de la télé italienne, doit dire dans son émission : « la loi internationale ne reconnaît pas Jérusalem comme la capitale de l’Etat d’Israël. » Cette déclaration lui a été signifiée et imposée par la Cour de Rome (Tribunale di Roma) qui a tranché, le 5 août dernier, en faveur de deux ONG propalestiniennes italiennes et contre la RAI, la télé publique italienne. Le 21 mai 2020, lors d’un jeu, un candidat questionné, a répondu que la capitale d’Iraël est Tel Aviv.  Ce qui a été jugé incorrect car, d’après Flavio Insinna, la capitale de cet Etat est Jérusalem (Palestine chronicle.com)

Il faut amener Facebook et Instagram à respecter la liberté de la presse et les droits des Palestiniens.

Ne les laissons briser l’élan en faveur de la juste cause de la Palestine, le seul pays sous occupation dans le monde d’aujourd’hui!

Mohamed Larbi Bouguerra





 

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