News - 13.06.2020

Mohamed-El Aziz Ben Achour: Les sultans hafsides, grandeur et vicissitudes d’une dynastie trois fois séculaire

La dynastie des sultans hafsides, par sa durée (trois siècles et demi), par la puissance qu’elle a su atteindre à l’échelle du Maghreb, par l’empreinte politique et culturelle qu’elle a laissée sur le pays et les hommes, a constitué une étape fondamentale dans la formation de la personnalité historique tunisienne.

La famille a été fondée par l’aïeul éponyme Abou Hafs Omar b. Yahia al Hintati (de son vrai nom Faska U-Mzal Inti), un Berbère de la confédération Masmouda du Haut Atlas, qui fut un compagnon du Mahdi Ibn Toumert, le fondateur de la doctrine rigoriste adoptée par le puissant empire almohade de Marrakech (1121-1269), puis un des plus proches collaborateurs de l’empereur-calife Abdel Moumen(*). Il avait servi, ainsi que ses fils,comme gouverneurs en Espagne musulmane et au Maghreb. Lorsque la Tunisie, en proie aux désordres consécutifs à la déliquescence du pouvoir ziride de Kairouan, à l’arrivée des nomades hilaliens de Haute Egypte et au morcellement du territoire en plusieurs principautés, fut soumise par les armées du calife almohade, en 1159, Abou Mohamed Abdelwahed fils d’Abou Hafs fut placé à la tête de la nouvelle province.  En 1228, son fils  Abou Zakariya lui succède. Mettant à profit les premiers craquements qui affectèrent le pouvoir impérial, il réussit, en 1237, à se débarrasser de la suzeraineté de Marrakech. Devenu indépendant, il entreprit de renforcer la puissance de son Etat et réussit à s’emparer de Constantine, de Bougie et à soumettre les grands chefs bédouins de ces contrées. Il annexe Alger et finit par réunir sous son autorité un territoire s’étendant de la Grande Kabylie aux abords de la Grande Syrte.


Le sultanat hafside de Tunis s’étendait de Bougie au delà de Tripoli

Au plan doctrinal, l’Empire ayant amorcé un déclin irrémédiable, Tunis devint le foyer du rigorisme intransigeant dont se réclamait la puissance almohade au grand dam des autochtones farouchement attachés au malékisme tolérant. Toutefois, Abou Zakariya, voyant l’autorité almohade partout contestée, et soucieux de gagner l’affection de ses sujets ifriqiyens, rompit avec la doctrine du Mahdi Ibn Toumart et redonna au malékisme son statut de rite officiel. Cela eut pour résultat de revigorer le corps des oulémas dominé par la grande figure d’Ibn Arafa, l’imam de la Zitouna, et ses disciples. Cette tolérance religieuse rétablie assura l’essor du soufisme sunnite d’un Abou Al Hassan Al Chedli, d’un Abou Saïd al Béji, et tant d’autres qui dès cette époque n’allaient cesser de faire l’objet de la vénération de la population. 

Supplantant définitivement Kairouan, Tunis devint la capitale du royaume et le foyer d’une brillante civilisation urbaine, d’un artisanat élaboré et d’un commerce prospère. Les échanges avec Pise, Venise, Gênes et l’Aragon se développèrent, avec cependant ce talon d’Achille de tous les royaumes musulmans, c’est-à-dire l’absence d’une marine marchande digne de ce nom.  Ce handicap, l’Europe n’allait cesser de l’exploiter à son profit jusqu’à l’époque contemporaine. A l’époque qui nous intéresse ici, Pisans et Génois se rendirent maîtres du commerce méditerranéen, cependant que Venise dominait la navigation marchande entre l’Europe et le Levant.

Le règne d’Abou Zakariya assura un épanouissement des arts et de la culture auquel contribuèrent des lettrés andalous généreusement accueillis par le grand prince de Tunis, ainsi qu’un essor architectural dont la plus belle expression fut la construction, en 1233, de la mosquée de la Kasbah et son superbe minaret. Il créa aussi i la première médersa de l’Occident musulman, la Chamma’iya. Au temps d’Abou Zakariya, apparut un nouveau type d’édifices : les zaouias, à la fois gîtes, lieu d’enseignement et d’hébergement, et tombeau des saints et qui plus tard abriteront, dans les villes et les campagnes, le rituel des confréries religieuses.

A la mort d’Abou Zakariya survenue en 1249, son fils  Mohammad «Al Moustansir» lui succède. En 1253, il se proclama Commandeur des croyants (Amîr al Mou’minîn). «Le moment, écrit Robert Brunschvig, le spécialiste du Maghreb oriental sous les Hafsides, était bien choisi. En Orient, le califat abbasside, très abaissé, vivait ses dernières années sous la menace mongole et les Ayyûbides d’Egypte venaient de disparaître, pendant que les Croisés guerroyaient encore en terre d’Islam. En Occident, le califat almohade était à l’ultime stade de son déclin. Aucune réaction extérieure n’était donc à craindre.» La plupart de ses successeurs portèrent ce titre illustre. En 1270, l’expédition de Saint Louis fut un échec et malgré un traité de paix obtenu contre versement d’un tribut à Charles d’Anjou, frère de Saint Louis et roi de Sicile, l’autorité du monarque hafside n’eut pas à en pâtir outre mesure.

Contrairement à son austère prédécesseur, Al Moustansir donna à son règne un faste particulier. Raffinement et art de vivre s’exprimaient dans des constructions somptuaires à La Kasbah et  dans les parcs magnifiques des environs de Tunis. Il inaugurait ainsi un art de la villégiature de printemps et d’été qui sera repris par ses successeurs et les dynasties suivantes. Poursuivant l’œuvre d’urbanisation de son prédécesseur, il fit construire un aqueduc pour approvisionner en eau la capitale. 

Lorsqu’il meurt en 1277, il laisse un royaume respecté de tout le monde méditerranéen. A l’époque, «le Hafside, écrit l’historien marocain Abdallah Laroui, fait figure de roi du Maghreb». 

Les règnes de Abou Zakariya et Al Moustansir avaient constitué au XIIIe siècle   un âge d’or pour le pays, la ville, ses échanges, sa culture.  Le prestige du Royaume de Tunis aux yeux des contrées musulmanes et de l’Europe chrétienne était grand.  Le titre de calife-commandeur des Croyants fut même  reconnu à Al Moustansir  en Andalousie, au Maghreb, et jusqu’en Egypte et à La Mecque (1259-60). La stabilité et la prospérité du Royaume de Tunis contrastaient en effet avec le déclin irrémédiable des Almohades, anciens maîtres de toute l’Afrique du Nord et d’une partie de l’Espagne, les menaces que faisaient peser à l’Ouest la reconquête chrétienne de l’Andalousie et en Orient le péril mongol.

Malheureusement, ces deux grands règnes allaient être suivis d’un long et sombre épisode marqué par des querelles familiales sanglantes opposant fils et frères d’Al Moustansir  et par la sécession de villes et de territoires, la rébellion de tribus nomades et  les interférences étrangères qui allaient rapidement mettre en péril l’édifice patiemment bâti. Devenu particulièrement vulnérable, l’Etat ne put empêcher ni les séditions de diverses villes et régions de Bougie à Tripoli, ni l’audace belliqueuse des tribus bédouines. Les chefs de celles d’entre ces dernières qui avaient assuré le succès d’un des prétendants au trône, Abou Hafs, obtinrent en récompense la concession de grands territoires et leurs revenus fiscaux (iqta’). Décision politique désastreuse qui aggrava les difficultés financières du Royaume et contribua, par les immanquables excès de ces sortes de potentats féodaux, au recul d’une civilisation sédentaire déjà éprouvée par l’instabilité.


Mosquée de la Kasbah de Tunis et porte monumentale d’époque hafside à la grande mosquée de Kairouan

L’Etat hafside, menacé dans sa cohésion et sa survie par les déchirements des prétendants et les assassinats de sultans éphémères, pouvait encore moins empêcher les interventions étrangères. Ainsi, en 1278-79, le roi Pierre III d’Aragon soutint  le prince Abou Is’hâq contre son frère  Al Wâthiq et lui assura un succès entaché par la compromission avec l’Infidèle et donc guère susceptible de grandeur aux yeux  des sujets. Des expéditions s’en prenaient directement au littoral tunisien. En 1286, une flotte sicilienne commandée par Roger de Lauria prend Djerba et massacre la population. L’île ne sera libérée qu’en 1335 par le sultan Abou Bakr II, un des meilleurs souverains de cette période sombre. Les îles Kerkenna aussi furent conquises cependant qu’une expédition franco-génoise tenta de prendre Mahdia mais sans succès. En 1335, les Génois attaquent et occupent brièvement la ville hafside deTripoli. Bône (également hafside) est attaquée en 1399 par les Aragonais, et il faudra attendre le XVe siècle et la reprise hafside pour que cessent ces humiliantes incursions.


Siège de Tunis et mort de Saint Louis (enluminure des grandes chroniques de France de Jean Fouquet)

Mais l’épisode le plus grave fut assurément la conquête à deux reprises de l’Ifriqiya par le Sultan Mérinide de Fès. La première expédition eut lieu en 1347 et l’occupation réussie grâce à la complicité de la puissante tribu Dawâwda et des populations du Sud dura trois ans. La seconde,  organisée en 1357, aboutit à une conquête  qui fut toutefois interrompue un an plus tard. Evénements graves et tragiques qui mirent cette dynastie, alors vieille de deux siècles à deux doigts de sa perte.  L’originalité hafside fut que cette décadence, qui avait succédé de manière, somme toute, «banale» dans l’histoire des dynasties orientales, aux règnes florissants d’Abou Zakariya et d’El Moustansir, ne fut pas définitive. Dans le dernier quart du XIVe siècle, un prince hafside, Abou Al Abbès, gouverneur civil et militaire de Bougie et de Constantine, réussit, en effet, à redresser la barre, sauver le royaume de ses aïeux et donner une vigueur nouvelle qui allait prolonger l’existence de la dynastie jusqu’en 1574.

Le sursaut salutaire : le règne d’Abou Al Abbès (1370-1394)

Ce prince, qui jusque-là gouvernait en maître Bougie et Constantine, accéda au trône de Tunis en 1370 et prit pour titre califien celui d’Al Moutawakkil ‘Ala Allah (« Celui qui s’en remet à Dieu »). Condition sine qua non de la restauration du pouvoir royal, Abou Al Abbès inaugure son règne en menant de vigoureuses campagnes militaires contre les puissants nomades et réussit à les mater. Se tournant alors vers les villes et régions qui avaient profité des troubles pour faire sécession, il reconquiert le Sud et le Sud-Est et soumet Tozeur, Gabès et Gafsa (1393-94). Poursuivant avec énergie l’œuvre de reconquête et de pacification, il parvint à regrouper le Maghreb oriental en un bloc unique constitué du Constantinois, de la Tunisie et de la Tripolitaine, sous l’autorité de Tunis.


La Midhat al Sultan

Afin d’affirmer la nouvelle autorité de son royaume, Abou Al Abbès entre en conflit avec les puissances italiennes. Djerba est pillée. Mais les choses avaient changé, et des marins hafsides attaquent l’île maltaise de Gozo (1388-89).  En juillet 1390, une expédition franco- génoise est montée contre Mahdia. Elle  est repoussée au bout de deux mois. Cette vigueur retrouvée permet au royaume d’établir au bout du compte de bonnes relations avec les Etats de la région. Le sultan de Tunis opère un rapprochement avec les républiques italiennes et établit des rapports d’amitié avec le Maroc et l’Egypte.

A sa mort, survenue en 1394, Abou Al Abbès laissa une œuvre solide qui allait permettre à son énergique successeur de redonner à l’Ifriqiya un lustre que quarante années d’instabilité semblaient avoir définitivement  effacé.

Le règne d’Abou Farès Abd Al Aziz (1394-1434)

Lorsqu’il monte sur le trône de Tunis, avec la bénédiction de ses frères, de l’aristocratie des « cheikhs almohades » des troupes et des notables de la capitale, et reçut des chefs bédouins le serment d’allégeance (al Bay’a), Abou Farès jouit déjà d’une excellente réputation. Austère et d’une piété manifeste, peu enclin au raffinement de cour, rompu à l’art de la guerre, il poursuit l’œuvre de pacification de son prédécesseur en multipliant les déplacements dans son royaume pour renforcer ses liens avec les notables et pour assurer la levée des impôts.  Comme il avait cru habile d’associer ses frères et parents à l’administration du royaume, certains cherchèrent à le renverser. Ils furent châtiés. Il fut également amené à réprimer la rébellion de son cousin, gouverneur de Bône et Constantine. Chose souvent malaisée en pays d’Orient, il finit par instaurer, malgré tout, la concorde au sein de sa fratrie.


La médersa al Chammâiya

Sur le plan extérieur, il prêta une assistance annuelle en vivres et matériel aux musulmans d’Espagne dans leur lutte contre les chrétiens, et il reçut des émirs de la Péninsule leur acte d’allégeance (bay’a).  D’une manière plus éclatante, ce grand prince réussit à étendre l’influence de son Etat jusqu’au Maghreb occidental. Il mena une expédition réussie contre Tlemcen et jusqu’au Maroc. Voici comment: le sultan mérinide de Fès, se souvenant sans doute des expéditions réussies de ses prédécesseurs contre l’Ifriqiya et Tunis, tenta l’aventure et lança son armée à l’assaut de Bougie qu’il parvint à occuper. Mal lui en prit car l’énergique Abou Farès, non content de récupérer la ville, pourchassa le sultan jusqu’aux abords de la capitale mérinide Fès et ne leva le camp que lorsque le régent watasside du royaume fit acte d’allégeance. Tout cela accrut son prestige aux yeux de tous en Orient et en Europe.

La paix intérieure rétablie, son règne coïncide avec une prospérité et un essor des arts et des lettres. Protecteur des oulémas et des étudiants, il institue des fondations et crée une bibliothèque et une salle de lecture à la Grande mosquée Zitouna.

Abou Farès meurt au bout de 41 ans de règne, le 17 juillet 1434, alors qu’il était en route pour réduire la sédition du gouverneur de Tlemcen. Son petit- fils, El Montassar b. Mansour b. Abou Farès, lui succède. Règne court (1 année), marqué par des querelles familiales et le siège de Tunis par les bédouins. On lui doit cependant la fameuse zaouia de Sidi Ben Arous. Il meurt au Bardo et est enterré dans le tombeau familial à Sidi Mahrez en 1435. Son frère Abou Amr Othman lui succède.

Le règne d’Abu Amr Othman (1435-1488)

Ce grand prince encouragea la diffusion des sciences religieuses et littéraires et se préoccupa du sort des enseignants et élèves. Il créa à son tour une bibliothèque et ordonna la construction de kouttab-s (écoles coraniques élémentaires), de médersas, d’oratoires et mosquées. L’enseignement et la magistrature bénéficièrent de cette bienveillance royale. Des savants tels Al Burzulî , Al Qsontinî contribuèrent au rayonnement de la ville et du pays, et des dynasties d’oulémas comme les familles Qalshâni et Rassâa se constituèrent.

Au plan des réalisations architecturales et décoratives, et de l’utilité publique, Tunis doit à Abou Amr Othman la superbe salle d’ablutions connue sous le nom de Midha du Sultan, étudiée par l’historien et archéologue Abdelaziz Daoulatli.

Sultan tolérant, Abou Amr l’était d’autant plus que, comme la princesse Atf, mère d’Al Moustansir, sa mère était d’origine chrétienne. Ses oncles maternels vinrent à Tunis et il les installa, dit la chronique, dans un quartier voisin de La Qasbah connu dès lors dans la topographie tunisoise sous le nom de Houmet el ‘Ouloûj (le quartier des chrétiens)

La deuxième partie de son long règne fut marqué par divers malheurs dont la peste qui, survenue en 1443 puis de nouveau dix ans plus tard et encore en 1468, aurait emporté, aux dires des chroniqueurs, jusqu’à 400 000 victimes.. A ces calamités s’ajoutèrent la disette et l’agitation tribale qui aggravèrent l’état général d’une Ifriqiya meurtrie.

Lorsqu’il meurt en 1488, au bout de quarante-cinq années de règne, la dynastie hafside donnait déjà des signes d’épuisement. Les règnes suivants allaient accélérer la déliquescence de l’Etat et la vulnérabilité du royaume et leur cortège de sécession des villes, de dissidence des tribus, aggravées par un retour de la peste en 1493 dont une des victimes fut le sultan Abou Yahya Zakariya II lui-même. Les effets dévastateurs du fléau, ajoutés à ceux de l’épidémie du règne de Abou Amr Othman, allaient affecter durablement le pays et les hommes atteints dans leurs forces vives. Ce qui fut naguère un puissant royaume n’était plus, à l’aube des temps modernes, qu’un territoire vulnérable, objet de la convoitise des nouveaux maîtres de la Méditerranée, les Turcs et les Espagnols. Le XVIe siècle fut le témoin de la longue agonie de cette dynastie hafside(*) qui malgré bien des vicissitudes dirigea l’Ifriqiya durant trois siècles et demi avant de disparaître en 1574, laissant un pays livré à l’anarchie et à la compétition hispano-ottomane.


Le sultan Abou Abdallah Mohammad al Hassan (1526-1543)

La dynastie hafside constitua un moment fondateur de la personnalité historique tunisienne, par sa durée même (trois siècles et demi, de 1207 à 1574, à cheval entre le Moyen Âge et l’époque moderne) mais aussi par les traits définitifs qu’elle imprima à notre pays : la prépondérance de Tunis, comme capitale politique, intellectuelle, culturelle et économique, le rejet du rigorisme religieux et le renouveau du malékisme officiel et de l’enseignement autour de la Grande mosquée-université de la Zitouna, l’apparition de l’institution des médersas, la fondation des zaouias, la vénération des saints ; tout cela, la société et la culture le doivent aux Hafsides. De même qu’un cosmopolitisme citadin consécutif à la présence, aux côtés du vieux fonds autochtone arabo-berbère et juif, des dignitaires berbères marocains venus au moment de la conquête almohade, d’une communauté européenne (milices et familles chrétiennes parentes par alliance de certains émirs et négociants) auxquels il faut ajouter les Andalous fuyant l’Espagne de la reconquête catholique, dont la famille de l’illustre Ibn Khaldoun. De la période hafside datent aussi la configuration du territoire tunisien et nos liens humains et culturels solides avec les anciennes provinces du royaume que constituaient l’Est algérien et la Tripolitaine. Autre trait permanent de notre identité et que nous devons à cette dynastie : l’ouverture sur le monde méditerranéen et l’Europe en même temps que l’attachement à nos racines maghrébines..

Md. A. B.A.

(*) Sur l’Empire almohade et sur la fin tragique de la dynastie hafside, voir de l’auteur, La Tunisie, la Méditerranée et l’Orient au miroir de l’histoire, publié en 2019 par les soins de Leaders,  pp.226-237, 260-271 et 272-281.




 

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