News - 15.01.2020

Celine Dion, des universitaires et les footballeurs du Liverpool FC prouvent que la cause palestinienne est toujours d’actualité !

Un black-out partisan des médias veut nous faire croire que nul ne s’intéresse plus à la question palestinienne et aux crimes que commet quotidiennement le régime sioniste dirigé par le politicien véreux et raciste qui a pour nom Benyamin Netanyahou aujourd’hui aux prises avec la justice….pour des cigares, du champagne, des bijoux et des dessous de table pour des sous-marins allemands.

Mais comme le dit le proverbe tunisien, on ne peut cacher le soleil avec un tamis !
Car comment oublier que Nelson Mandela disait que la question palestinienne est « la plus grande question morale de notre temps » ? 
Comment oublier, en cet anniversaire de la Révolution, le 14 janvier, la cause palestinienne car dit Montesquieu : « Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous »?

Mme Céline Dion, ne chantez pas à Tel Aviv!

Céline Dion, la chanteuse canadienne se propose de donner un concert au Yarkon Park à Tel Aviv en août prochain.Inviter des artistes internationaux pour détourner l’attention et dissimuler ses violations des droits fondamentaux des Palestiniens est une vieille ficelle que le régime israélien exploite régulièrement avec des fortunes diverses. Des artistes palestiniens s’adressent à Céline Dion (L’Humanité, 13 janvier 2020, p. 13) pour lui dire de ne pas faire tort au combat que mènent les artistes pour la justice et l’informe : « …Le Yarkon Park lui-même est construit sur les ruines du village de Jarisha, victime d’un nettoyage ethnique…en 1948 et dont les habitants n’ont jamais été autorisés à exercer leur droit au retours stipulé par l’ONU, en raison des lois israéliennes d’apartheid. Jarisha n’est que l’une des plus de 500 localités palestiniennes détruites lors de la Nakba où plus de 700 000 Palestiniens ont été systématiquement exilés et empêchés de revenir dans leurs maisons et leurs terres afin que le mythe colonial fondateur- profondément raciste- d’une « terre sans peuple » puisse prospérer. Deux millions de Palestiniens sont pris au piège sous le siège et le contrôle israéliens dans la bande de Gaza, rien qu’à un petit trajet de voiture du parc de Tel Aviv où Céline Dion a annoncé ses deux concerts. La plupart d’entre eux sont des réfugiés de cycles précédents d’agression israélienne, et la plupart sont des enfants. Les enquêteurs de l’ONU affirment que les atrocités commises par Israël à Gaza, dont les tueries mortelles, à balles réelles, intentionnellement perpétrées par des tireurs d’élite visant des personnels de santé, des enfants, des journalistes et des personnes handicapées « pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Madame Dion a appelé un de ses fils Nelson, en référence à Mandela, auteur de la fameuse déclaration : « Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien. » Mandela a également souvent dit que la Palestine était la plus grande question morale de notre temps. »
Et les artistes palestiniens de conclure à l’adresse de Céline Dion : « A l’heure actuelle alors que de moins en moins de grands artistes acceptent de se produire à Tel Aviv en raison de l’apartheid, nous exhortons Céline Dion à réfléchir aux mots de Mandela et à sa propre place dans les livres d’histoire. »

Mme Dion, vous ne pouvez pas chanter chez les geôliers de plus de 500 enfants, chez ceux qui tuent à petit feu des milliers de prisonniers palestiniens et qui empêchent des Palestiniens atteints de cancer de se faire soigner. Comme cela a été le cas en novembre dernier pour le regretté Sami Abou Diak qui suppliait en vain après 17 ans passés dans les geôles israéliennes : « Je voudrais mourir dans les bras de ma mère. J’appelle toutes les consciences vivantes à me libérer des prisons de l’occupation israélienne. Je vous supplie de m’aider à ne pas mourir les mains et les pieds enchaînés dans une misérable cellule devant un geôlier adorant ma mort. » avait-il exhorté dans un ultime râle.
Non, Mme Dion, vous ne pouvez pas chanter à Tel Aviv ! Ecoutez l’appel des artistes palestiniens !

Historique : 3ème réunion internationale pour la science en Palestine au mit

Réunion mémorable -voire historique- en faveur de la science en Palestine vendredi 10 janvier 2020 dans l’amphithéâtre Wong de la prestigieuse Université américaine Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge près de Boston. Les activités du weekend se sont déroulées au Département de Mathématiques du MIT. Les organisateurs visaient à annuler les effets de l’occupation israélienne qui entravent la vie et la science palestiniennes et qui privent la communauté scientifique internationale de la créativité et de l’expérience des scientifiques palestiniens.

Cette réunion internationale pour la Science en Palestine a vu la participation de grands scientifiques à l’instar de l’astrophysicienne Nergis Mavalva (Prix de la Fondation Mac Arthur), du Pr George Smith, Prix Nobel de chimie 2018 (Site de Leaders le 4 octobre 2018), du Dr Tarek Loubani, bien connu en Tunisie (Site de Leaders le 10 mars et le 1er juillet 2019), de la grande économiste politique, spécialiste du conflit israélo-palestinien Leïla Farsakh de l’Université du Massachusetts à Boston et à l’Université Bir Zeit, du Pr Dyana Qato, expert réputé en santé publique de la Faculté de Pharmacie de l’Université du Maryland….Des communications ont été présentées par des chercheurs palestiniens de la Palestine historique ainsi que des Palestiniens de l’étranger. Les organisateurs insistent sur « la nature collaborative » de la science qui en fait un moyen d’unité et de transformation des sociétés parce qu’elle est en mesure d’intégrer les communautés et de lutter, au niveau mondial, en dépit des frontières, des barrières et des grandes distances. En Palestine, les 71 ans d’occupation israélienne ont non seulement physiquement fragmenté les communautés palestiniennes les unes des autres mais leur ont imposé en outre des barrages aussi bien physiques que virtuels pour les empêcher d’accéder à la science dans le monde et de développer leur propre recherche scientifique allant  jusqu’à utiliser la violence et la coercition pour nier leurs droits à l’éducation et à la capacité d’intégrer la communauté scientifique internationale. C’est pourquoi l’association « Des scientifiques pour la Palestine » s’emploiera à construire des ponts entre la science palestinienne et la communauté scientifique internationale comme elle œuvrera à renforcer les capacités scientifiques palestiniennes.

La réunion au MIT a fait état de rapports de première main sur la pratique de la science sous occupation et a présenté une évaluation critique de ce que la communauté scientifique peut faire pour faciliter la recherche conduite par et pour les Palestiniens. 

A noter que certains congrès scientifiques fuient Israël. Ainsi, le Réseau européen pour l’évaluation de la qualité des services de santé mentale (ENMESH), qui comprend 400 membres, avait décidé lors de sa dernière conférence biennale qui s’est tenue,  début juin,  à Lisbonne, que sa prochaine réunion prévue pour l’été 2021 aurait lieu à Jérusalem.

Cependant, deux semaines plus tard, Mike Slade, professeur pour le rétablissement et l’insertion sociale en psychiatrie à l’Université de Nottingham en Grande Bretagne, et qui préside le comité exécutif de l’ENMESH, a adressé une lettre aux membres de son conseil les informant de sa décision unilatérale de ne pas tenir la conférence à Jérusalem.

De son côté, en mars 2019, le sénat de l’Université du Cap, en Afrique du Sud, a voté pour l’imposition d’un tout premier boycott général sur toutes les institutions académiques israéliennes et les universitaires israéliens. Cette décision est actuellement examinée par les autorités supérieures de l’université.
Le 15 novembre 2019, les étudiants de la Faculté de Droit de l’Université Harvard à Boston ont quitté une conférence que Dani Dayan, Consul Général d’Israël à New York, s’apprêtait à donner sur le thème suivant : "Une stratégie légale pour la colonisation israélienne" !  Ils ont brandi à la face de Dayan des pancartes « Les colonies sont des crimes de guerre ».

Le Football Pro-Palestine

En Grande Bretagne, de nombreux sportifs soutiennent la cause palestinienne. C’est le cas, par exemple, pour les amateurs de la petite reine qui organisent des critériums et de nombreuses courses cyclistes au profit de la Palestine.

Dernièrement c’est au fameux club Liverpool FC de décider de se passer de Puma comme sponsor.

Il le fait à la demande de nombreux aficionados du club et parce que Puma est le supporter principal de l’Association israélienne de foot (AIF). Celle-ci admet en son sein des clubs basés dans des colonies illégales (sur le plan international) et qui évoluent et vivent sur des terres volées aux Palestiniens.  Puma est un des principaux fournisseurs d’équipements sportifs au monde. Son soutien à l’AIF octroie à cette association un vernis de légitimité internationale et contribue au maintien des colonies illégales. Puma a toujours superbement ignoré les appels de plus de 200 clubs palestiniens à cesser son appui à l’AIF et aux formations des colonies. En Grande Bretagne aujourd’hui, des appels sont lancés au Chester FC pour qu’il emboîte le pas à Liverpool.

« Les droits des Palestiniens et le respect de la loi internationale sont importants et comptent pour nous » dit-on maintenant à Liverpool.

Mohamed Larbi Bouguerra
 

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