Opinions - 13.01.2020

Mokhtar el khlifi - Tunisie: Le temps presse

L’union des partis autour d’un seul objectif a montré, ce vendredi 10 janvier, qu’on peut arriver au résultat qu’on se fixe.

Pourquoi ne pas continuer sur cette lancée pour proposer au Président de la République un, deux ou trois profils parmi lesquels le chef de l’Etat choisira un.

Laisser le Président de la République contacter qui il veut pour faire son choix comporte un risque certain de voir l’ARP refuser son Gouvernement qui connaitra le même sort que celui de Monsieur Jemli.

Outre la perte de temps le pays pourrait tomber dans des élections anticipées alors que la loi électorale, le cadre juridique régissant les partis  et les associations et l’ISIE n’ont pas été amendés. De surcroit la Cour Constitutionnelle n’a pas encore vu le jour.

Alors pourquoi ne pas laisser les partis (et les organisations nationales) se concerter entre eux puisque la confiance à conférer au Gouvernement dépend d’eux? 

L’intérêt du pays commande donc que les partis politiques, sans aucune exclusion, et les organisations nationales tiennent rapidement un atelier de travail, de deux ou trois jours, pour s’entendre sur la mission à confier au futur chef de Gouvernement à la suite de laquelle ils devront designer deux ou trois profils à soumettre au Président de la République.

Bien entendu ils se feront aidés par une  large commission de nos experts

C’est au vu du programme retenu par consensus par les partis et les organisations nationales que les personnalités prêtes à accepter la lourde et difficile charge de diriger le pays et en mesure de le faire,pourront accepter la responsabilité de cette  mission.

Le choix du futur Chef de Gouvernement devrait se faire sur la base de son indépendance politique ainsi qu’à l’égard des groupes de pression, la compétence, l’expérience acquise, car ils n’a pas le temps d’apprendre à diriger le Gouvernement ainsi que la force de caractère et l’aptitude au travail d’équipe.
Encore une fois nos partis politiques et nos organisations devraient être guidés par le seul objectif, à savoir, celui de remettre le pays sur la voie de la  paix sociale, la croissance et  la répartition équitable des richesses une fois produites.

Si ce noble objectif est visé pourquoi n’y aurait-il pas de consensus?

Nos partis et nos organisations montreront leur aptitude à discerner le plus important de ce qui l’est moins et rétabliront la confiance que le citoyen  a perdue en eux.

Les bailleurs de fonds sont aussi dans l’expectative de voir si, encore une fois, notre pays est en mesure de dépasser certaines contingences lorsque l’intérêt du pays est en jeu, pour continuer de le soutenir.
Le temps presse. Décidez-vous .

Mokhtar el khlifi
 

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