News - 02.12.2019

Bochra Belhaj Hmida célébrée à Washington en digne représentante des femmes tunisiennes en lutte

Béji Caïd Essebsi sen aurait été fier et ravi. Son projet de libertés individuelles et d’égalité, confié à une commission (COLIBE) à la tête de laquelle il avait désigné Bochra Belhaj Hmida, s’il n’a pas encore abouti, est du moins célébrée à Washington DC. L’association musulmans pour leurs valeurs progressistes, un mouvement très actif aux Etats-Unis vient de décerner à Bochra Belhaj Hmida le Prix Visionnaire Fatima al-Fihri.

La citation d’honneur mentionne que la lauréate tunisienne « est honorée pour son travail remarquable dans le domaine des droits de l'homme, en particulier son travail à la Commission des libertés individuelles et de l'égalité (COLIBE).  Elle a été nommée présidente de la COLIBE par le président tunisien, Beji Caid Essebsi, et a joué un rôle majeur dans l'évolution du gouvernement tunisien vers des réformes législatives incluant l'égalité d'héritage entre hommes et femmes, la dépénalisation de l'homosexualité et l'abolition de la peine capitale. Compte tenu de la longue histoire de défense des droits de l'homme de Bochra, nous sommes fiers de lui décerner le prix Fatima al-Fihri. »
La remise du prix a eu lieu lors d’une cérémonie tenue dans la capitale fédérale américaine, en présence notamment de l’ambassadeur de Tunisie, Fayçal Gouiaa et avec en maître de cérémonie Nayyara Haq, commentatrice américaine de la culture et des politiques. Elle a été notamment directrice principale à la Maison-Blanche sous le président Obama, où elle a mis en œuvre le programme du président en matière de sécurité nationale et de politique économique.

Emue, Bochra Belahj Hmida dira : En recevant ce prix, j’ai une pensée affectueuse et reconnaissante au regretté président Beji Caid Essebssi, qui est à l'origine de la commission des libertés et de l'égalité individuelles, ou COLIBE. Cette distinction est dédiée aux membres de cette commission pour leur merveilleux travail et à tous ceux qui y ont cru et même à ceux qui s'y sont opposés parce qu'ils réaliseront un jour que ces changements proposés sont une garantie de leur citoyenneté. Cette cérémonie symbolise les nobles valeurs dont nous avons tant besoin face à la montée de la haine, de la violence, du populisme et de l'enfermement et du rejet des autres au nom de la culture et de la religion. »

« Les religions, a-t-elle poursuivi, qui sont utilisées par l'une et l'autre pour justifier les injustices et parfois même les crimes les plus atroces. C'est pourquoi la solidarité entre les femmes et les hommes du monde entier autour des valeurs humaines universelles est la réponse à l'injustice. Soyons unis, soyons forts et persévérons pour un monde plus pacifique, plus humain et plus libre. »

Fatima al-Fihri était une femme arabe à qui l'on attribue la fondation de la plus ancienne institution d'enseignement du monde, l'Université Al Qarawiyyyin à Fès, au Maroc, en 859 de notre ère, et qui fonctionne continuellement et décerne son premier diplôme. Al-Fihri est né vers 800 après J.-C. dans la ville de Kairouan, en Tunisie actuelle.


 

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2 Commentaires
Les Commentaires
Rachid Bouhamed - 02-12-2019 11:14

BCE aurait été fier de BBH ? Et Bourguiba, alors ? Il aurait été encore plus fier de l'une... et de l'autre - du moins dans ce domaine des droits de l'homme, et encore plus des droits de la femme !!!

ridha - 02-12-2019 15:34

elle n'agit contre courant en Tunisie que pour arriver à ce genre de reconnaissance

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