News - 16.10.2019

Amine Ben Gamra - Le gonflement de la dette publique: l'héritage du nouveau gouvernement

La Tunisie commencera à partir de 2021 à rembourser 123 crédits, attribués entre 2012 et 2016. La valeur de cette dette est estimée à 81,725 Milliards de dinars. Les crédits sont répartis entre des subventions pour le budget de l’Etat accordées par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, la Banque Africaine de Développement et des financements pour les programmes et projets issus principalement de la Banque Européenne d’Investissement, la Banque Africaine de Développement, le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social et l’Agence de coopération internationale du Japon.
La majorité de la dette publique est contractée en euro (51,6%), suivie par le dollar (31%) et le yen japonais (11,4%). Le coût de la dette libellée en devises s’en trouvera renchéri par le glissement actuel du dinar. Par ailleurs, ce coût (remboursement de la dette + charges d’intérêt) absorbera 60% des recettes fiscales. Désormais, les conséquences sociales seront considérables.

L’absence d’un processus d’assainissement et de rééquilibrage budgétaire ainsi que le ralentissement de la croissance devraient aggraver la situation d’ici 2021. Et si la croissance ne revient pas assez rapidement, les risques que la Tunisie entre dans un cercle infernal d’endettement sont élevés.

Aujourd’hui, la situation budgétaire appelle des actions audacieuses et courageuses. L’Etat doit procéder à un rééchelonnement de la dette publique en attendant que la croissance économique revienne assez rapidement.

Amine Ben Gamra
Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l'Ordre des Experts

 

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